Chaïm Kaliski n'a jamais oublié.
Tout était encore dans sa mémoire, avec une précision incroyable.
Quand sa sœur lui conseille de représenter l'histoire de sa famille, il couche sur le papier son histoire, l'histoire des juifs en Belgique, depuis les années 1920 jusqu'à la fin de la guerre.
Il dessine alors une incroyable chronique mêlant ses propres souvenirs et d'autres évènements, avec des cartes, des dialogues et une grande richesse de détails historiques.
Ce sont les souvenirs d'un enfant, revisité par un adulte qui a continué à nourrir sa mémoire avec ses recherches sur le passé.
On assiste à la montée de l'antisémitisme, à l'instauration des lois juives, aux rafles, à la vie quotidienne dans la peur des dénonciateurs tels Jacques Mousso et des rexistes, collaborateurs des nazis en Belgique francophone.
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| Chaïm Kaliski, Pogrom à Anvers, 14 avril 1941 |
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| Chaïm Kaliski, Bruxelles, octobre 1943 |
Assez incroyablement, Chaïm, sa mère, ses deux sœurs et son frère échapperont aux rafles et à la déportation.
Mais pas son père, arrêté le 12 février 1944, mort à Auschwitz fin 1944/début 1945.
Cette perte hantera toujours le garçon...
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| Chaïm Kaliski, Le Dernier tango d'Abram et Fanny |
Il faut voir et lire "Jim d'Etterbeek", comme il faut lire "Maus" d'Art Spiegelman.
Comme il faut lire "Si c'est un homme" de Primo Levi, le Journal d'Anne Franck et "LTI, la langue du IIIe Reich" de Victor Klemperer.
Comme il faut voir "Shoah" de Claude Lanzmann, "Nuit et brouillard" d'Alain Resnais et "Le Chagrin et la pitié" de Marcel Ophüls.
Parce que les survivants et témoins auront bientôt tous disparu.
Parce qu'il y aura toujours des négationnistes.
Parce que culture et génocide ne sont pas incompatibles.
Parce que cela pourrait recommencer...
* "Chaïm Kaliski. « Jim d'Etterbeek »" au MAHJ jusqu'au 13 décembre 2026.
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