Nicolas Bouvier a été une immense émotion quand j'ai découvert "L'usage du monde", son chef d'oeuvre.
J'ai lu ensuite sa "Chronique japonaise" et bien d'autres récits, entretiens et poèmes.
La beauté de la langue, son sens de la formule et son génie à partager ses pérégrinations en font un de mes auteurs préférés.
J'ai découvert ensuite le photographe, l'iconographe et aussi le conteur dont la voix me fascine.
Hébergé par une amie en Ardèche, je n'avais pas spécialement regardé ce qui pourrait me nourrir culturellement dans la région.
Mais cette amie, qui me connaît bien, nous a proposé de visiter l'exposition "Voyages au Levant de Nicolas Bouvier" à Montélimar.
J'ai donc redécouvert le Japon de Nicolas Bouvier dans la Drôme, cadeau du voyage et de l'amitié.
Quel bonheur d'exposition !
Sa voix, ses musiques, ses images et ses écrits, tout se trouve à Montélimar dans une exposition d'une rare richesse sur ses voyages au Japon, magnifiée par une scénographie remarquable.
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| Autoportrait et statues de Boddhisatva O-Djiso, Mont Koya vers 1956 Collection privée Suisse/Succession Nicolas Bouvier |
Il y a en particulier une série d'images prises devant un mur, dont les concrétions calcaires forment comme un rideau de scène.
Bouvier photographie alors sans relâche les passants, acteurs anonymes de théatre de la vie quotidienne.
Il réalise ainsi une sorte d'épuisement visuel d'un lieu tokyoïte.
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| Le mur, Tokyo 1956 Collection privée Suisse/Succession Nicolas Bouvier |
Cerise sur le gâteau ou plutôt, hanakatsuo sur l'okonomiyaki, il y a aussi l'exposition d'une formidable série d'estampes japonaises de la Donation Boncompain, en diptyques, triptyques et quadriptyques rarement vus.



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