Vies japonaises, mode d'emploi

Avec Kazuo Kitai, le Pays du Soleil Levant devient le Pays des instants calmes.

Il se dégage une telle quiétude des clichés de cet infatigable arpenteur de l'archipel nippon.

La vie quotidienne s'offre à nos yeux, dans son éclatante sérénité et sa beauté tranquille.

Kazuo Kitai, Onsen Yuzawa, dép. d'Akita - 1970
Kazuo Kitai, Onsen Yuzawa, dép. d'Akita - 1970

Kazuo Kitai, La fête d'O-bon Dép. d'Okayama — 1974
Kazuo Kitai, La fête d'O-bon Dép. d'Okayama — 1974

Kazuo Kitai, Pêcheur en rivière Inbanuma, dép. de Chiba - 1975
Kazuo Kitai, Pêcheur en rivière Inbanuma, dép. de Chiba - 1975

Kazuo Kitai, Le bac Dép. de Gunma - 1974
Kazuo Kitai, Le bac Dép. de Gunma - 1974

Même quand le photographe, révolté dans ses jeunes années, témoigne de luttes, comme ici contre l'aéroport de Narita, l'humanité inonde ses images.

Kazuo Kitai, Unité de résistance des enfants Narita, dép. de Chiba - 1970
Kazuo Kitai, Unité de résistance des enfants Narita, dép. de Chiba - 1970

Je pourrais être en colère en écrivant ce billet, car je n'ai pas trouvé d'images pour partager son « Musicien aveugle itinérant (biwa-hôshi) », ni surtout sa « Gare Dép. de Yamagata », toute enneigée, qui m'a rappelé les estampes de paysages d'hiver, que j'affectionne tant.

Mais je me dis que vous les découvrirez en visitant l'exposition.

La sérénité de Kazuo Kitai baigne encore mon cœur et je n'ai donc pas de colère en moi.

* "Kazuo Kitai, l'éloge du quotidien Soixante ans à photographier le Japon" à la MCJP jusqu'au 25 juillet 2026.

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