Hommage à Etienne Jules Marey

Je pourrais faire le faraud et prétendre que ce cliché est unique et exceptionnel, parce que j'étais au bon endroit, au bon moment. 

Hommage à Etienne Jules Marey © L'Oeil Curieux/Thierry Guilhem
Hommage à Etienne Jules Marey © L'Oeil Curieux/Thierry Guilhem

Au bon endroit, le pont Louis Philippe, au bon moment, un jour d'entraînement des pompiers, mais aussi après un petit moment d'attente. 

J'ai regardé dans le dossier de photos (ma planche contact numérique) de ce 9 mai 2008 : mon premier cliché sur le sujet est à 11:17, avec 8 pompiers sur le pilier. 

La photo de ce billet est la dernière de la série, la treizième, prise à 11:22. 

Cinq minutes d'observation pour finir par cette pseudo chronophotographie.

J'ai trouvé un texte qui accompagne parfaitement ma photographie.

Il s'agit du quatrième de couverture de «Derrière l'objectif de Willy Ronis», un photographe que j'adore et que j'admire.

Qu’est-ce qui est à l’œuvre dans l’apparente simplicité d’une prise de vue sur le vif?
Une sorte d’alchimie, un composé de pressentiment et d’imprévu, de savoir-faire et d’instinct.
En cinq mots-clés – Patience, Réflexion, Hasard, Forme et Temps –, Willy Ronis donne dans cet ouvrage une lecture passionnante de son œuvre.
En nous dévoilant les planches-contacts dont sont issus ses meilleurs clichés, le photographe retrace le trajet qui mène à l’image finale, celle que son choix considère comme la plus aboutie et la plus équilibrée.
« Photographier suppose une intention, c’est un acte volontaire, dicté par un motif individuel », souligne Willy Ronis.

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